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Gian Simmen
Snow 15/11/2002 Gian Simmen
Depuis Nagano, Gian Simmen a toujours cette image des J.O qui lui colle à la peau. Pourtant, il est aujourd'hui l'un des meilleurs all-round riders européens.

Prénom : Gian
Nom : Simmen
Age : 25
Home : Arosa, Suisse
Sponsors : Santa Cruz, O'Neill
Agoride : Salut Gian. Alors, depuis quand, le snowboard ?
Gian Simmen : J'ai commencé en 1989 à Davos.

A : Tu habites à Davos ?
GS : Non, je suis d'Arosa. J'y vis depuis plus de dix ans et c'est une petite ville très agréable. Il y a des bars assez sympas, mes amis, et bien sur une station de ski où je me sens bien à mon aise.

A : Sujet incontournable pour ton interview, parlons des J.O. En 98, personne ne s'attendait à ce que tu gagnes. La plupart des gens ne te connaissaient même pas. Etait-ce une surprise pour toi aussi ?
GS : Oui, plutôt, car avant cela, je n'avais jamais gagné de contest important.
 
A : Et la pub de Santa Cruz après ta victoire : "Snowboarding is nothing about the Olympics"...
GS : C'était plus une plaisanterie. D'ailleurs les stickers avaient été imprimés bien avant que je gagne. Je n'avais pas de raison de le prendre mal.

A : Que répondrais-tu aux gens qui disent que, tout comme pour le skate et le surf, le snowboard, n'a rien à faire aux Jeux Olympiques ?
GS : Qu'ils ont peut-être raison, mais qu'en ce qui concerne le snowboard, c'est trop tard. Enfin, peut-être qu'un jour notre sport ne sera plus aux J.O.

A : Ta victoire à Nagano t'a apporté beaucoup de notoriété. Mais penses-tu qu'il n'y ai eu que des côtés positifs pour ce qui est de l'image ?
GS : Si je regarde l'ensemble, c'était positif. Après, il y a toujours des gens pour te pourrir et on ne peut rien y faire.
 
 
VIDEO ; back-side 900° A : Encore aujourd'hui, ton nom est toujours associé aux J.O. Tu n'en as pas marre ?
GS : Si, mais je ne peux pas revenir en arrière.

A : Certaines personnes semblent surprises quand ils te voient cartonner dans les contests de big air. As-tu toujours beaucoup ridé en park ?
GS : Je n'ai pas commencé en tant que piper. Là où j'ai grandi, il n'y avait pas de pipe. C'est juste venu avec le temps. Au départ, le pipe était le seul moyen de faire de la compétition en dehors de l'alpin, et c'est pour cela que je m'y suis dirigé.
 
A : Penses-tu que tu aurais eu la même ascension médiatique sans ce titre olympique ?
GS : Bien sur que non. Les journaux et la télévision m'ont beaucoup aidé. Pour les mags de snow, je n'en sais rien...

A : Quels sont les contests que tu préfères ?
GS : Les jam sessions, parce que tu n'as pas la pression de tout réussir ou tout perdre en un seul jump ou un seul run.

A : Il y a quelques semaines avait lieu le Freestyle CH à Zurich, où tu as fini 2ème. Tout le monde a halluciné de voir le niveau inhabituel de cette finale, où le plus « mauvais » rentrait des switch b-s 720°, et où tout le monde posait des 900° et des 1080°.
GS : Oui, tout le monde était super motivé et il y avait vraiment de très bon riders. C'était assez incroyable. Depuis peu, le niveau est encore monté d'un cran, et pas seulement en pipe. On en a eu la preuve.
 
 
A : Pourquoi la Suisse a-t-elle autant de bons riders ?
GS : Parce que nous avons de supers stations, et que les gens sont peut-être plus motivés qu'ailleurs.

A : Quels sont les Suisses qui t'impressionnent le plus ?
GS : Freddy Kalbermatten, Nicolas Müller et Dani Constandache.

A : Tu aimes ton pays ?
GS : Oui, beaucoup. C'est propre, nos montagnes sont grandioses, on mange bien, les gens sont sympas et socialement, on n'a pas à se plaindre.


Photos : O'Neill
 
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