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26/04/2008PHOTOSHOOT : Mode d'emploi
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 26/04/2008 PHOTOSHOOT : Mode d'emploi

Derrière l'objectif au DC Val Park de Val d'Isère
 
Des photoshoots, on n'en voit souvent que le résultat, dans les pages des mags, ou sur les catalogues des marques, c'est-à-dire de jolies photos stylées, prises dans des parks déments. Mais peut être que cela vous intéresse de savoir comment une séance shooting s'organise, comment les photographes et les caméramens s'y prennent et comment les riders ressentent ce type de session ?
Rien de tel pour cela que de suivre deux pros à l'œuvre : Thomas Allemoz à la caméra et Louis Garnier derrière son objectif, histoire de découvrir les coulisses de l'affaire...
Tony Vaillant sur le gap
C'est Pierre Espargilière et le DC Val Park de Val d'Isère qui avaient organisé la session, un peu de la même façon que le précédent photoshoot de février.
Pierre avait contacté pas mal de riders et de photographes pour fêter dignement la fin de saison, le park de Val (particulièrement beau et fat tout l'hiver) étant encore en super conditions.

« Un photoshoot, c'est pratique pour nous, nous explique Julien Rodrigues d'Invert Production, caché derrière sa caméra. On est sûr qu'il y aura pas mal de riders en même temps et que le park sera bien shapé. Pour des sessions comme ça, ils construisent de gros modules, ça permet de faire de bonnes images et d'être productifs... »

 
10h30 : Début de la session, et crash tests.
Tom Lafay Les riders s'acharnent pour le moment sur le gros gap du bas du park. Thomas Allemoz a planté sa caméra en haut de la prise d'élan. Il filme pour sa boîte de production, qu'il a créé avec son frère David (freerider Head et team manager), et qui fait la promo du team Head France. « Mais parfois, sur des photoshoots comme ça, on s'arrange avec d'autres marques ou d'autres boîtes et on leur file les images de leur riders. C'est pour ça que je shoote un peu tout le monde, pas uniquement nos gars. »

Les riders partent les uns derrière les autres, Guillaume Sbrava, PA Chedal, Stéphane Vaillant, Anatole Camelin, Julien Lange etc... De plus en plus haut d'ailleurs, la neige commence à coller. Thomas range son matos, on quitte le sommet de la prise d'élan. « On va aller sur un autre point de vue. D'ici, je filmais en plongée, ça fait des images sympas, mais ça écrase un peu... »
 
11h15 : On atterrit près du gap, où shoote déjà Louis Garnier, un jeune photographe.
« Quand on reste en arrière du kick comme ça, tout près, ça donne de la hauteur. On se rend mieux compte de l'amplitude de chaque gars » m'expliquent Thomas et Louis, tout en mitraillant les riders. Que des skieurs. Les snowboarders ne sont pas motivés, ça colle trop pour passer en snow. « Sur une session comme ça, on peut mitrailler à bloc donc on est assez productifs. Quand on a bien shooté, une fois dérushé, on garde à peu près 20% des images. Pas plus ! »
On reste 10 minutes- ¼ d'heure sur ce spot et Thomas décide de changer. « J'ai envie d'avoir une autre prise de vue, avec le saut en entier cette fois, et vu comme ça colle, il faut se dépêcher. Ils ne vont pas tarder à aller rider autre chose. »
Le gap risque de ne plus bien passer d'ici 13h, donc autant se speeder, parce qu'à priori il faut toujours avoir au moins trois points de vue différents d'un même module. Louis va se poster un peu plus haut que Thomas et moi, de l'autre côté du téléski. « Je veux essayer des plans un peu artistiques avec les perches... »

Antoine Maillet, pris de l'arrière du kick Anatole Camelin
 
Julien, très concentré... Photo L.P Quant à nous, on remonte sur une petite butte, à côté de Julien Rodrigues, d'Invert Production, déjà sur le spot. Julien prépare un gros film de ski bien fat pour l'an prochain avec PA Chedal, Julien Lange, Lao Chazelas, Léo Taillefer et d'autres... Il en profite pour engranger un max d'images « Je fais tout tout seul tu vois... Là je shoote, et ce soir dès que je rentre, je dérushe et je monte les images. C'est du taff, mais on a un beau projet pour l'année prochaine » Car pour faire une vidéo, des images, il en faut un paquet. Entre celles qu'on jette au dérushage, celles qui sont éliminées au montage et enfin celles qui giclent au montage final, ça fait du déchet.
 
Fred Laglera et son chariot Plus bas, Fred Laglera filme en travelling, sur un chariot home made, qui a eu pas mal de succès auprès des autres caméramens. Il a choisi un spot à l'angle de la cabane du téléski, depuis lequel on voit l'intégralité des jumps, de l'impulsion au landing. « J'ai mis mon chariot de façon à ce qu'en filmant en travelling, de droite à gauche, le toit découvre petit à petit le jump. Donc quand le rider prend son impulsion sur le kick, le plat et le landing sont cachés par le toit, et je les découvre au fur et à mesure du trick » Mais tout va beaucoup plus vite en réalité, et ça demande un bon timing avec le chariot. Et si une boule de neige roule dans les rails, c'est l'incident technique !
Quant à Louis, il jette un coup d'œil aux images de la matinée sur son appareil. « On verra au dérushage »...
 
12h45 : C'est fini pour le gap, et les riders vont passer aux grosses tables et aux rails.
Photographes et caméramens remontent le matos et c'est comment dire...affreusement lourd tout ça ! Place aux rails pour Stéph Vaillant et les autres qui s'amusent sur le plat descente. Pour les riders, une session photoshoot, c'est bonne ambiance. « Pas de pression, pas de tricks ou d'horaires imposés, bref c'est comme une session entre potes. A ça près qu'on essaie de donner le meilleur de ce qu'on sait faire pour de jolis shoots » précisent deux trois riders en pause dans les transats. Du côté des rails, les photographes essaient de trouver le bon angle, le spot pour faire une photo sympa. « Les rails, c'est toujours un peu la même chose, explique Louis, c'est intéressant shooté en séquence, ou de façon artistique, sinon c'est banal ... »

Guillaume Sbrava sur fond de Grande Sassière Stéphane Vaillant
 
Chill bien mérité... Au fur et à mesure que l'heure tourne, la neige colle de plus en plus, les transats sont pris d'assaut et les photographes désertent la zone. « On a ce qu'il faut dans la boîte »...
Reste plus qu'à dérusher, retoucher éventuellement, et aussi monter le tout pour ceux qui bossent en vidéo. En fait, un photoshoot c'est la partie immergée de l'iceberg. L'aspect sympa du boulot, au soleil, avant la séance moins drôle, devant l'ordi, parfois jusqu'à pas d'heures...

Texte: Lucy Paltz
Images par Louis Garnier sauf mention contraire
Image de titre: Thomas Allemoz et Pierre Espargilière discutent du meilleur angle de vue...
 

Liens associés : Le myspace de Louis Garnier




Les 3 derniers commentaires
Modav' le 27/04/2008
à 14h13
Belle, Luigi.
Tom.Lafay le 26/04/2008
à 12h03
article très simpas , bonne idée!
Louis tes un veritable photographe!
marie.massios le 26/04/2008
à 12h01
olala...
je m'embrouille!
pardon.
belles photos louis .-
(on en reste là!)


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