|
| Agoride > Ski > Focus
|
| 15/03/2001
Les avalanches
|
Neige vierge, pente raide, personne aux alentours, ça ressemble à un rêve. Pourtant, le destin attend peut être pour frapper d’un coup de tsunami blanc. |
|
Sécurité montagne : Les avalanches
Neige vierge, pente raide, personne aux alentours, ça ressemble à un rêve. Pourtant, le destin, malfaisant, attend que vous vous élanciez pour frapper d'un coup de tsunami blanc. Quelques informations pour le truander (le destin).
Vous avez tous un pote éloigné qui s'est vanté un jour d'avoir déclenché une avalanche et d'en avoir échappé. Un fantasme qui naquit lorsque Dale Rehberg, et sûrement d'autres, en firent le récit. Mais le mythe du rider qui surfe la lèvre de l'avalanche est surtout un gros pipeau inventé par les rêveurs et les mytho. Pour information, 55% des ensevelis mangent aujourd'hui les pissenlits par la racine, que ce soit dû à des polytraumatismes, une asphyxie (noyade) ou à une hypothermie. Sachez que la probabilité de survie d'un enseveli est de 93% jusqu'à 15mn, 25% jusqu'à 45mn et 10% à plus de 2 heures. Enfin, sachez aussi que 85% des avalanches sont déclenchées accidentellement.
On a beaucoup fait la publicité des plaques à vent, sans pour autant savoir les reconnaître, mais il existe d'autres types d'avalanches tout aussi fréquents et risqués.
Avalanches de poudreuse
Elles se produisent généralement pendant et après les chutes de neige. Elles s'amplifient rapidement en se mélangeant à l'air et provoque un aérosol. Avec des vitesses parfois supérieures à 200km/h, les effets de masse et de souffle entraîne la mort par asphyxie de ses victimes. Par précaution, il vaut mieux éviter les endroits pentus après une grosse chute de neige. En cas de point de non retour, il vaut mieux tenter de s'échapper tout de suite vers les cotés et, au pire, ne pas respirer ou se masquer les orifices nasaux et buccaux pendant la catastrophe.
Avalanches de neige humide
Elles sont dues à l'humidification du manteau neigeux (surtout au printemps) par la pluie, le soleil ou un redoux. La neige devient une pâte soyeuse qui glisse très facilement. Lente mais très puissante.
Les plaques à vent
C'est une couche de neige qui n'a pas de cohésion avec la strate inférieure, ce qui lui donne une structure très fragile, pouvant céder en cas de surcharge. En moyenne, elle atteint 1m d'épaisseur sur 50m de largeur. Les deux facteurs principaux sont les grosses chutes de neige (20 à 30 cm) et du vent (à partir de 20km/h), la neige a alors tendance à s'accumuler dans les zones abritées comme derrière les rochers et les crêtes. Il est difficile pour l'oeil non averti de repérer une plaque. Son aspect dur et mat ou de poudreuse un peu lourde est, en général, plus concentré sur les versant sous le vent. Dans le doute, mieux vaut descendre un par un et tirer droit en oubliant les virages qui cisaillent la montagne.
Les dispositions
Une échelle européenne graduée de 1 à 5 (faible à très fort) quantifie les risques d'avalanches. Le problème, c'est que les panneaux semblent bloqués en permanence sur les positions 4 et 5, ce qui, à défaut d'informer et de dissuader, décrédibilise (à tort ou à raison) ce système de mesure. Un complément intéressant est inséré dans le BNA (Bulletin Neige et Avalanche de Météo France) et informe sur l'état du manteau neigeux. Après, le mieux est de se renseigner auprès des pisteurs, mais la réponse est souvent redondante : dangereux, à vos risques et périls. Ne pas hésiter à demander, néanmoins. Ne pas rechigner à informer des proches sur votre itinéraire en montagne. Ca facilite les recherches.
Le matos indispensable en hors-piste
Si vous prévoyez dès le départ de faire un minimum (ou un maximum) de hors-piste, il peut être intéressant d'emmener trois outils de base, qui peuvent vous sortir de fâcheuses situations. Une pelle pliable ou télescopique, plutôt longue pour éviter de se fatiguer, une sonde pliable et un ARVA (Appareil de Recherche de Victimes d'Avalanche). L'utilisation de l'ARVA requiert une certaine maîtrise du matériel. Il est préférable de s'essayer à sa pratique auparavant. L'ARVA est un système électronique d'émission/réception. L'enseveli met son curseur sur la position émettrice pendant que l'appareil de recherche bipe à chaque réception. Plus le signal sonore est fort, plus l'enseveli se trouve proche. Logique.
| INDICE DU RISQUE |
STABILITE DU MANTEAU NEIGEUX |
PROBABILITE DE DECLENCHEMENT |
| 1 - FAIBLE |
| Le manteau neigeux est bien stabilisé dans la plupart des pentes. |
|
| Les déclenchements d'avalanches ne sont en général
possibles que par forte surcharge3 sur
de très rares pentes raides1. Seules
des coulées ou petites avalanches peuvent se produire spontanément. |
|
| 2 - LIMITÉ |
Dans quelques pentes2 suffisamment
raides, le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé.
Ailleurs, il est bien stabilisé. |
|
Déclenchements d'avalanches possibles surtout par forte surcharge3 et dans quelques pentes généralement
décrites dans le bulletin.
Des départs spontanés d'avalanches de grande ampleur ne sont
pas à attendre. |
|
| 3 -MARQUÉ |
| Dans de nombreuses pentes2 suffisamment
raides, le manteau neigeux n'est que modérément à
faiblement stabilisé |
|
| Déclenchements d'avalanches possibles parfois même par faible surcharge3 et dans de nombreuses pentes, surtout celles généralement décrites dans le bulletin.
Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches
de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles. |
|
| 4 - FORT |
| Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart
des pentes2 suffisamment raides. |
|
| Déclenchements d'avalanches probables même par faible surcharge3 dans de nombreuses pentes suffisamment
raides. Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés
d`avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à attendre. |
|
| 5 -TRÈS FORT |
| L'instabilité du manteau neigeux est généralisée. |
|
| De nombreuses et grosses avalanches se produisant spontanément sont
à attendre y compris en terrain peu raide. |
|
(1) Pentes particulièrement propices aux avalanches en raison de leur déclivité, de la configuration du terrain, de la proximité des crêtes...
(2) Les caractéristiques de ces pentes sont généralement précisées dans le bulletin: altitude, exposition, topographie...
(3) Surcharge indicative : forte (par exemple skieurs groupés) ou faible (par exemple skieur isolé, piéton).
Pierre-Francois
|
| |
|

|
 |
 |
|

|
| |
| Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé : |
| |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|