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| Introduction |
Il y a ceux qui se contentent des stations des Alpes et ceux qui ne peuvent pas rester en place, ceux qui en ont assez d’arpenter les mêmes parks, les mêmes pistes, les mêmes forêts, les mêmes combinaisons vertes (ou grises, ou noires…) en bas des remontées mécaniques. Ceux qui ont déjà vécu les shows à l’américaine organisés par des opérateurs téléphoniques et qui préfèrent s’éclipser quelque temps pour rester seuls avec leurs potes, leurs montagnes, leur aventure. Dès lors, une seule solution, chausser les raquettes et poser un pied devant l’autre jusqu’à ce qu’un des deux atteigne le sommet des pics vierges. Concrètement, ça paraît impossible, mais c’est facile si on se fend d’un minimum de préparation. Car cette fois, c’est du sport, du vrai, il ne s’agit pas de se lever à 11h avec la gueule de bois et d’aller taper trois rotations avant de retourner au bar. Il y a des risques et donc, des sensations.

Historiquement parlant, vous ne serez pas les premier à entreprendre des randonnées. En 1898, la première ascension française dépassant 4000m (le Mont Rose) est effectuée par J. Couttet. 6 ans plus tard, le Mont Blanc est dompté par l’allemand Hugo Milius. Et c’est pendant les 20 années suivantes que les Alpes sont sillonnées à ski par les randonneurs dans tous les sens. Pourtant, même si le ski a fait un retour tardif dans les mœurs des habitants des montagnes, il existe depuis bien longtemps : On a retrouvé fragments de ski datant de - 4000 ans av JC en scandinavie. Ce serait là le berceau du ski. Ca, c’est pour les bases de la culture, le reste, si ça vous intéresse, se fera par vos propre recherches.
Outre une bonne préparation physique, l’élément le plus important reste la préparation du matériel. Pour une randonnée d’une journée, le matos de base réside dans un bon sac à dos, étanche, plein de poche et muni d’une ceinture ventrale (ils font ça très bien chez Burton, chez Salomon et ailleurs). Dans le sac, on trouvera la pelle, la sonde, couteaux, bougie, feu, radio ou portable, peaux de phoque, crampons, peau de rechange ou colle, petite pharmacie, petite trousse à outils (ou multifonction) et couverture de survie. Pour s’orienter, une boussole, une carte type IGN et altimètre. Au niveau vêtements, vous savez vous habiller, c’est comme d’habitude mais en plus chaud. Le reste de la place, c’est pour boire et manger, sans oublier l’aspirine pour contrer le MAM.
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| Matos |

Dans le cas d’une randonnée de plusieurs jours (ce qu’on ne saurait trop vous conseiller si vous ne vous en sentez pas la force, la volonté et la capacité), il faudra penser à la tente, au duvet, au matelas (pour l’isolation), au réchaud, à la gamelle, à la lampe frontale et si vous comptez faire de la montée raide, un piolet, des mousquetons, de la corde, broches, sangles.
La carte topographique IGN 1/25 est conseillée en randonnée pour sa précision. 1mm représente 25 m. Des indications de relief sont visibles grâce aux ombrages de la carte. Grâce aux courbes de niveau, on a une idée précise de la raideur des pentes et tous les obstacles y sont reportés. Ca peut servir dès qu’une situation délicate se présente.

L’altimètre peut paraître un peu gadget mais celui-ci trouve vite son intérêt, toutes les informations ont leur importance. Par exemple, si le mal des montagnes survient chez une personne, il peut servir à éviter d’atteindre à nouveau une altitude qui mettrait en danger la personne. D’autre part, l’altimètre peut donner des indications sur la météo. Son fonctionnement est identique à celui du baromètre, c’est-à-dire qu’il calcule la pression atmosphérique. Dès lors, il faut ré-étalonner l’altimètre aussi souvent que possible (suivant les indications de la carte). Par exemple, si vous vous couchez à 2800m et que l’altimètre indique au réveil 2750m, le temps restera beau (en principe…n’oubliez pas que le temps change vite en montagne). Après, il y a le GPS, mais c’est une autre histoire.

Au rayon des in-dis-pen-sa-bles, l’ARVA, la pelle et la sonde. L’ARVA est un émetteur/récepteur permettant de localiser un individus enseveli. L’appareil coûte entre 1000 et 1800FF mais peut se trouver en location. La portée est théoriquement de 50 à 100 m dans des conditions idéales. Il est recommandé de s’entraîner à son utilisation. Pour les techniques de recherche, elles sont explicitée ici http://www.agoride.com/templates/b_focus.asp?s=5&r=65&c=6598. La pelle trouve de nombreuses utilisations pratiques. Outre le fait qu’elle peut sauver votre ami enseveli (le temps est capital), elle peut se révéler très amicale lors de la construction d’un campement, ou vous aider dans des situations où vous êtes coincés. D’un coût de 150 à 600FF, la pelle est vraiment indispensable en randonnée. La vie d’un proche vaut plus de 150FF, non ?

La sonde est elle aussi un outil important. En effet, si vous creusez à un mètre de l’endroit où se trouve l’enseveli, vous allez paniquer et vous fatiguer, hors, vous aurez besoin de toute votre énergie, c’est garanti. Coût : moins de 200FF.
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| Le MAM |
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Le Mal Aigu des Montagnes. Dû à une baisse sensible de la pression atmosphérique, le MAM apparaît à partir de 3000m pour les moins résistants. Il peut être repoussé grâce à un entraînement mais aucunement évité si vous y êtes sujet. Les premières manifestations sont les nausées, mal de tête et difficultés à s’endormir en altitude. Une aspirine fluidifiera le sang et aidera à faire passer le mal. Au fur et à mesure de la montée, les symptômes de la grippe peuvent apparaître : maux de tête, insomnie, vomissements, grosse fatigue. L’aspirine sera inopérante, une descente ou une lente acclimatation s’impose. Le troisième degré est beaucoup plus grave, la fatigue devient insupportable, les maux de tête aussi et l’apparition d’œdème pulmonaire et cérébral peut entraîner la mort. Inutile de dire qu’il faut descendre aussi rapidement que possible.
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| Bivouac |

L’igloo est l’abri absolu en montagne. Il est aussi le plus long (5h environ) et le plus technique à réaliser. En plus de disposer d’une volonté de fer, il faudra aussi une pelle, voire une scie. Il faudra de plus que la neige soit compacte et non mouillée (la température doit être aux alentours de 0°C ou moins).
La place doit être à plat, on voit rarement des igloos dans des couloirs à 40°, et pour cause. Préparer le terrain. Délimiter un cercle d’environ 2m50 sur le sol et se cracher dans les mains, enfin… dans les gants. Vider la neige du cercle et la garder pour en faire des " briques ". Tailler des briques compactes et lissées d’environ 70x40x25. Monter les murs. La difficulté consiste à les monter en arc de cercle. Une personne peut se mettre à l’intérieur pour faciliter la tâche. Il faut ensuite creuser l’entrée dans le sens opposé au vent, moitié dans le sol, moitié dans le mur. A l’intérieur, il faut lisser les parois avec de la neige pour les rendre de glace. Dans l’igloo, creuser une fosse, dans laquelle on pourra disposer une bougie ou une lampe. La source de chaleur ne doit pas être trop importante. La température intérieure sera comprise entre 0 et 5°.

Beaucoup plus facile et assez efficace : le trou à neige. Il faut par contre un maximum de neige à l’abri du vent, choisissez donc une combe ou un endroit qui aurait pu amasser de la neige. Un terrain en pente est parfait pour ce type d’hébergement. Avec la pelle, faire un trou aussi profond que possible en remontant dans la pente. La neige doit être suffisamment compacte. Après avoir établi une fosse à l’entrée, il faudra lisser les parois pour éviter que le tout ne s’effondre. Un trou d’aération sera bienvenu, surtout si vous décidez de fermer l’entrée avec un sac par exemple. Le trou à neige est une construction à moitié fiable.
Il existe une variante peut-être plus efficace si la neige ne se prête pas à la maçonnerie de fortune. Sur un plat ou dans une pente légère, creuser un trou long et profond (du style tranchée de Verdun) avec un ciel ouvert. Disposer les planches ou ski en transversale, puis les couvrir de neige froide et compactée. Ca, c’est pas mal, rapide et efficace. En plus, on peut dormir à plusieurs, c’est bon pour la chaleur.

Enfin, la hutte nécessite des bâtons de ski ou des sondes. Il faut prévoir un peu de temps (2 à 3h). C’est le même principe que l’igloo, mais c’est plus simple. Il suffit de placer un tas de sac, et/ou de fringues sur une surface plane et les recouvrir d’un mètre de neige par couche successives ( 2 ou 3). Il faut lisser la neige à chaque couche et laisser geler. Pendant que ça sèche, planter des bâtons vers le centre de la hutte sur une profondeur d’environ 40 cm. Quand le tout semble bien gelé, sortir les sacs et évider la neige jusqu’à ce que le bout des bâtons apparaissent. Lisser l’intérieur et creuser une fosse puis un trou d’aération. L’entrée doit être opposée au vent. Voilà, vous allez passez une bonne nuit.
Si vous avez été prévoyant, vous avez une tente. Vous n’allez donc pas jouer aux Robinson. Néanmoins, il faudra quand même penser à protéger l’habitation du vent et de la neige. Pour cela, il suffit d’entourer la tente d’un mur de neige assez haut pour éviter les bourrasques.
Il est évident que toute sortie en montagne est risquée. Ce n’est pas parce que nous sommes informés sur les risques que ceux-ci sont maîtrisés. Il ne faut jamais tenter de partir seul ou même non accompagné d’un guide expérimenté.
Merci à avalanche-net.com et à ski-rando.com.
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